De Paris à Paris en passant par le reste du monde

Un petit tour à Kampot et puis s'en va

Le trajet en bus est toujours folklorique : évidemment des dentelles colorées aux fenêtres, la télé à fond et diffusant des clips de karaoké. Toujours ces histoires d’amour à l’eau de rose! Je voulais faire mon asocial mais bon au final j’ai rencontrée une suisse et un jordanien… Ben oui, c’est le voyage. Un regard échangé, une remarque et la discussion est lancée. Là nous cherchons ensemble une gusthouse pas trop chère et en trouvons une. On partagera même la chambre pour 3. En général, la confiance s’installe très vite dans cette situation. On laisse nos affaires à la vue des autres. On part on revient en laissant tout car les autres sont comme nous à voyager et eux aussi font confiance aux autres. Ça parait tellement naturel et simple.

Un petit tour rapide dans la ville… Calme. Très calme. Voire un peu déserte mais c’est noraml avec cette chaleur. L’activité est le matin ou en soirée. Il faut être fou ou un touriste pour se balader en plein après-midi. Kampot est connu pour son poivre. L’un des meilleurs du monde à ce qu’il paraît. Dans le vieux marché on s’est amusé à croquer les boules de poivre. Rouge, blanc et noir… Bon à part vous dire que ça m’a coupé l'envie de goûter à nouveau, je pourrais pas vous confirmer s’il est bon ou pas… Mais les autres jouent le jeu et me confirment qu’il est excellent!
L’après-midi se passe aussi simplement qu’une balade au bord du fleuve et au vieux marché, un restaurant de fruits de mer et quelques bières en soirée, le tout en papotant de nos cultures, nos expériences, échanges de bons tuyaux… Comme d’habitude, tout se passe si simplement…
Le lendemain c’est une journée en scooter! Je ne m’en lasse pas! Cette journée me vaudra de belles marques rouges…on n’est jamais assez prudent! Et un soleil aussi violent qu’ici, ça pardonne pas! Depuis Kampot jusqu’à Kep en faisant quelques détours. Une halte au marché aux crabes : 1kg de crabes et 1kg de crevettes pour 9$... Je peux vous dire qu’à 3 on n’a pas fini! On n’allait pas jeter ça… A l’apéro le soir pour accompagner la bière… Et mon sac à dos s’en souvient très bien… ça pue un truc de malade! Et dire qu’il faut que je mette mes affaires dedans maintenant (ben oui pas le temps de le laver mais faudra que je le fasse)!
Une baignade dans la mer sale du coin, un arrêt pour acheter quelques cacahuètes dans un tout petit village musulman et la visite d’une grotte. Voilà une journée encore une fois bien remplie. On n’en peut plus. On est fatigué, rouge, à cause de la piste et du soleil, puant de sueur mais heureux. Un beau souvenir qui se range dans ma tête à côtés des autres…
Je pars pour Phnom Penh avec Hayel tandis qu’Alicia va en Thailande. Ainsi va la vie de backpackers. On se rencontre, on passe un super moment ensemble puis chacun continue son chemin, heureux de ce qu’il a fait.
 
Ben voila. 13 jours seulement passés ici mais des jours agréables et qui me réconcilient avec l’Asie car j’étais un peu blasé par mon séjour vietnamien. Un beau pays avec des gens souriants mais avec qui la communication est parfois compliquée car peu parlent l’anglais et aucun touriste ne parle le cambodgien… Il me manque encore quelques endroits à faire dans le pays. Peut-être une prochaine fois. Notammement la Monkey Island. J’ai vu des photos… C’est tout simplement paradisiaque et pas encore pollué par les hotels resorts… Il n’y a rien à part l’image de carte postale de l’eau transparante et de plages de sable blanc bordées de cocotiers…


Publié à 13:23, le 26/04/2012, dans Cambodge, Khétt Kâmpôt
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Angkor et toujours

Encore une fois, pour un prix modique et un dortoir où je me retrouve tout seul, nous sommes bien lotis avec piscine. Et je peux vous assurer que ce n’est pas négligeable! La température est telle que dès les 7h, 8h, nous sommes en nage! Un petit bain dans la piscine avoisinant les 30°c ne nous rafraichit pas beaucoup mais nous permet au moins de nous tremper et d’apprécier dans la soirée, un petit air frais sur notre corps en sortant de la piscine. Vous vous rendez compte, plus chaud dans la piscine qu’à l’air libre?! C’est bien la première fois que je connais ça surtout à de telles températures. Mais bon, Angkor n’est pas spécialement connu pour son parc hôtelier mais plus par son parc national couvrant plusieurs hectares et regroupant bons nombre de temples datant du Xème, XIème et XIIème siècle.
Certains bien restaurés, d’autres en cours. D’autres encore sont recouverts pas la faune, notamment par des «fromagers», arbres immenses aux grosses racines qui recouvrent des murs entiers d’édifices et oeuvrant à la destruction, les racines s’insérant entre les pierres qu’elles disloquent en grossissant.
Que dire de la majestuosité des temples Angkor Wat ou encore des nombreuses tours aux facettes du Bayon. Et des vestiges du Ta Phnom recouverts par la nature regagnant son terrain. Nous avons passé 3 jours plein à visiter le site. Le tout en vélo. Le premier jour pour parcourir le grand circuit, au total 35km. Le deuxième jour pour la visite d’Angkor Wat ainsi que d’un temple dédié aux femmes à une quinzaine de kilomètres. Nous avons pu nous y rendre avec 2 françaises rencontrées à l’hotel. Chacune voyage avec leur mari en van. Et l’une avec ses 3 enfants en plus. Le temple Banteay Srei est rendu magnifique par la finesse des ses gravures. Je parle de temple… mais il s’agit de plusieurs bâtiments servant de bibliothèque pour les livres sacrés encadrant le sanctuaire du Roi. Le dernier jour est réservé au petit circuit. Seulement 25km… Nous sommes épuisés à la fin du troisième jour. La chaleur, le vélo, les visites. C’est un plaisir de rester ici mais que c’est épuisant! On n’en peut plus! Une bonne partie de l’après-midi du dernier jour a été consacrée à la piscine, à la sieste, à la lecture… Bref, au repos.

 

 

 

 

 

 

Battambang
Un voyage sublime à travers le lac de Tonle Sap et surtout le fleuve Sangker pour rejoindre la ville de Battambang. Assis, compressés dans un bateau qui joue le rôle de bus fluvial, nous mettrons 8h30 pour rejoindre notre destination. Mais alors que ce fut beau! Nous traversons bon nombre de villages de pêcheurs, leurs maisons construites sur pilotis au bord ou sur le fleuve, les marchés flottants, les enfants nus sautants dans le fleuve pour se rafraichir et nous saluant de la main et à coups de cris « Hello hello ». 8h30 dans ces conditions ça peut paraitre long mais armés de patience et surtout subjugués par la beauté de la nature et des villages, le temps file sans pour autant nous paraître ennuyeux.

Battambang est une ville à taille humaine mais pas pour autant très jolie. Quelques vestiges coloniaux avec ses batisses d'un étage avec magasins en rez-de-chaussée. On vient ici pour visiter les alentours. Pas la ville en elle-même. C’est ce que nous faisons en louant les serives d’un tuk-tuk à la journée qui nous fait faire un tour des lieux à voir : Le Bamboo Train, utilisé avant pour se déplacer et charger des marchandises entre villages et la grande ville en utilisant la voie de chemin de fer. Pas trop dérangeant car un seul passage de train hebdomadairement. Le site de Phnom Sampeu est l’attraction principale. Haut lieu de pèlerinage bouddhique, cette montagne abrittant de nombreux temples abritte également des grottes de triste réputation car utilisées par les khmers rouges pour assassiner les prisonniers. Pas besoin de balles, ils les précipitaient dans les trous des grottes. Une chute mortelle et si ce n’était pas le cas, ils mourraient de leurs blessures ou de faim, de soif…
Pas besoin de rester très longtemps dans le coin. Même si les paysages de campagnes sont superbes et agréables à parcourir en tuk-tuk ou en scooter, on peut passer son chemin tranquillement après une halte sympathique.

Et c’est là que nos chemins se séparent, Claire et JB s’en vont en Thailande et moi je retourne dans le sud direction Phnom Penh pour repartir vers Kampot, sur la côté sud du Cambodge. Encore un bon passé avec des amis. Je m’habitue vraiment à ne pas voyager seul. Avec le temps, c’est bien ça qui me manque. La solitude me fatigue. Même si l’on n’est jamais vraiment seul, c’est bon de partager ces instants en compagnie de gens qu’on connait, qu’on aime…

J’arrive en fin d’après-midi dans la capitale, bien crevé par le voyage en bus et la chaleur naturellement. Ici, quand ils te donnent une durée de trajet, tu peux  rajouter facilement 1-2h voire plus… Donc j’arrive trop tard pour continuer la visite de la ville et trop tôt pour me coucher malgré ma fatigue. Une ballade le long des quais du fleuve est une bonne idée pour finir la journée. En tout cas, contraste saisissant avec notre première visite, pendant le jour de l’An Khmer et ses rues désertes : je retrouve là des grands boulevards embouteillés, les marchés grouillants d’agitation, les nombreux marchands ambulants nous sollicitants toutes les 2 minutes…
Mais ce n'est qu'une halte pour la soirée, le lendemain, je partirai très tôt pour Kampot.



Publié à 13:36, le 23/04/2012, dans Cambodge, Angkor Vat
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Au pays des Khmers : de l'horreur à la beauté

Notre arrivée à Phnom Penh se fait tout en douceur et dans un hotel peu cher avec terrasse superbe. Que demander de plus ? Par contre nous sommes dans la période la plus chaude de l’année et nous en ressentons les effets : fatigue, difficulté pour se déplacer, grosses suées après quelques mètres seulement dans la rue. Et 3L d’eau au quotidien.

Nous sommes dans les 3 jours du nouvel An Khmer. Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre mais nous pensons qu’il y aura de l’animation. Erreur! Tout le monde profite de ces 3 jours pour partir loin des villes en direction des campagnes pour passer ces jours en famille et faire la fête en petit comité. Le centre est calme, presque désert. Nous sommes à la fois déçus et contents. Déçus car nous avons raccourci notre périple vietnamien pour être au Cambodge pendant les fêtes mais contents car la ville est calme et c’est l’idéal pour visiter une ville qui habituellement est extrêmement bruyante et grouillante.
Les gens ici contrastent avec les vietnamiens rencontrés. Tout sourire, gentils et aimables, on se sent à l’aise très rapidement et nous retrouvons par la même le sourire.
Ici les gens nous disent bonjour très facilement et beaucoup connaissent quelques mots de français car il existe une grande histoire entre la France et le Cambodge, notamment du fait de l’Indochine mais aujourd’hui encore nous avons vu bons nombre de français. Par exemple, ici, les cours de la fac de médecine  se font en français… surperenant. De même que de grands noms cambodgiens ont fait leurs études en France. Le plus connu, malheureusement, est Pol Pot… Il s’est même investi dans le parti communiste français avant de vouloir exercer le communisme au Cambodge avec toutes les horreurs que cela a engendré… Ce n’est pas forcément une bonne publicité pour le parti communiste français…
La ville est agréable à parcourir malgré la chaleur.
Notre première visite est historique… Le triste et célèbre camp S21. Un ancien lycée français transformé sous l’époque khmer rouge en prison… Prison… Le mot n’est pas exact. Ce serait plus en antichambre de la mort… Ici plus de 20000 personnes ont été incarcérées en 4 ans… Seuls 7 survivants. Les autres, morts au cours de tortures ou emmenés les yeux bandés à l’abattoir dans un champ plus connu sous le nom de camp d’extermination de Choeung Ek, pour être exécutés, une balle dans la nuque. Tout le monde pouvait passer par ce camp de la mort : hommes, femmes, enfants, soldats khmers rouges, étrangers. Tous sans exception ni distinction.
L’idée de Pol Pot était d’épurer le pays des dissidents pour obtenir un peuple pur, idéologiquement parlant. Parce qu’on portait des lunettes ou une rumeur courait sur vous, et vous étiez arrêtés, torturés puis exécutés pour ne pas que l’on sache comment les soldats avaient obtenu des aveux. Faux pour la plupart. La torture était telle que les prisonniers disaient ce que voulaient entrendre les tortionnaires.
Dans ce camp, nous avons pu lire des témoignages obtenus par la torture. Beaucoup ne tiennent pas la route, mais qu’importe, il fallait des noms, des résultats pour épurer au maximum. En 4 ans, plus de 2 millions de personnes seront exécutées dans tout le pays. Et le pire dans tout ça c’est que l’organisation internationale était au courant mais n’a rien fait. Les khmers rouges étaient même représentés au conseil de l’ONU jusqu’à ce que les vietnamiens envahissent le pays et libèrent les cambodgiens. L’ONU a fermement condamné l’offensive vietnamienne (car ennemis des occidentaux et surtout des américains) mais n’a rien fait contre les khmers rouges. Quelle honte!
En plus du lieu qui respire la mort et la souffrance, des centaines de photos des prisonniers entrants dans le camp sont exposées. De même qu’à leur sortie… morts…
Ce qui m’a beaucoup touché également, est la vidéo visionnée sur le camp. Et le plus surprenant, troublant, est le témoignage d’un ancien gardien du camp expliquant, tout sourire, comment il a exécuté des prisonniers, une balle dans la nuque. Comment il vivait et torturait les prisonniers. Vraiment choquant.
On parle beaucoup des camps de la mort allemands et polonais… Mais il en existe d’autres au Cambodge. Malheureusement peu en parlent. Pourtant, l’horreur et la barbarie étaient bien réelles.
Comment rester insensible à tout ça après cette visite? Beaucoup de questions nous viennent en tête. Comment aurions nous réagi face à ce drame? Aurions nous nous même pu torturer des gens que nous savons innocents? Aurions nous accepté la mort pour ne pas la donner?
En sortant nous avons besoin d’un remontant! Ça tombe bien non loin de là un bar resto typiquement cambodgien. Nous nous installons là pour savourer une bière pression extrêmement fraiche et continuer nos réflexions. Au fur et à mesure que le temps passe, le lieu se remplit de locaux et maneons au milieu d’eux, avec eux. Nous discutons avec le patron… il est revenu d’Australie il y a peu. Il est parti du Cambodge juste après la libération. Nous vient alors à l’esprit qu’il a fait le chemin inverse de tous… Au lieu de rester ou de rentrer au pays comme beaucoup l’ont fait, lui est parti… Aurait-il fait partie des khmers rouges? A-t-il fui quelque chose?
Heureusement que le pays avance et nous offre d'autres choses plus belles. Notamment son palais royal. Derrière les hautes murailles jaunes gardées par des guérites, les nombreux bâtiments aux allures de pagodes au milieu des jardins composent le palais. Ce qui contraste dans cet espace est le pavillon Napoleon III offert par ce dernier, avec une architecture toute en fer...

En bonus, la vidéo défi des piments tournée avec Claire et JB :



Publié à 12:28, le 19/04/2012, dans Cambodge, Phnom Penh
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Good Bye Vietnam

Bon nombre d’agences proposent ce trip. Mais dites vous qu’à part le prix, le programme est exactement le même car il n’existe qu’une vraie société à organiser des tours dans le delta. Nous prenons donc l’agence la moins chère qui nous proposait d’ailleurs plus de choses que les autres… Ce n’est plus du pipo qu’elle nous a joués, c’est du trombone!

Première étape : Cai Be. Le plus petit marché flottant des 7 qui existent dans le delta. Et il est effectivement très petit. Bien loin des cartes postales où l’on voit des dizaines et des dizaines d’embarcations chargés de leurs produits en vente. Ici il y a quelques embarcations délabrées contenant leur cargaison. Pas de quoi sauter au plafond, juste voir que cela existe vraiment et que c’est aussi leur façon de vivre. Peut-être en y allant plus tôt le matin, on pourrait en voir plus. Il parait que le marché commence vers 5:30/6:00 du matin.
Rapidement nous zig-zagons à travers un des canaux de Cai Be pour aller voir une production de bonbons à la noix de coco ou encore les pates de riz servant à faire les spring rolls. On aura également droit à une dégustation de vin de serpent/scorpion. Mais j’ai vraiment pas aimé.
Ils avaient promis une balade à vélo… on ne l’a pas cru et on a eu raison… Puis après la pause du midi, direction Long Xuyen pour voir la ferme de crocodiles. Des grands des petits. Ils sont élevés pour finir dans les assiettes ou en sac, voire en chaussure. Pour nous montrer un «spectacle», ils mettront des cannetons tout mignon dans la piscine… Inutile de vous dire que les crocodiles se sont régalés… C’était assez horrible surtout que des crocodiles ne mangent pas ça en général… C’est juste pour amuser le touriste, dont je fais partie… beurk…
Nous arrivons tard le soir à Chau Doc, dans notre hotel flottant. Il fait déjà nuit et nous ne pouvons pas nous promener pour visiter la ville… Trop fatigué par notre réveil matinal et ces longues heures de bus… Epuisant!
Le deuxième jour de notre trip consiste en une petite sortie sur l’île d’en face pour visiter un village tribal Cham… Le guide nous balade au moins 15 minutes avant de nous rediriger vers l’embarcation avec évidemment une pause aussi longue que la promenade pour nous pousser à la consomation. Affligeant.
Il est maintenant l’heure d’embarquer en direction du Cambodge. Vous l’aurez compris, je n’ai pas été transcendé par cette sortie qui, je pense, doit être plus intéressante à faire sur au moins 3 jours ou par vous-même car il doit y avoir des endroits sympas dans la région. Cela donne au moins un bel aperçu et donne envie de revenir pour en voir plus.
 
 
Good Bye Vietnam
Ben voila. C’est la fin du périple vietnamien. 2 semaines passées dans ce pays et je n’ai fait seulement que le sud du pays. Il faut dire que c’est un grand pays. Du moins très allongé. L’essentiel n’est pas forcément de visiter un pays en entier mais de visiter et de profiter au maximum des endroits où nous nous trouvons et où nous nous sentons bien.
En fait pour nous, touristes, on ne sent pas vraiment que nous sommes dans un pays communiste. Seules les affiches de propagade à la gloire de Ho Chi Minh et les drapeaux rouges du Vietnam et ceux avec la fossile et le marteau sont présents dans les rues. Mais on les voit quand même partout. Certains monuments également avec toujours la croix jaune et parfois le marteau et la fossile. Aussi les nombreux russes rencontrés nous font penser que le communisme a encore la dent dure ici…
Le Vietnam n’est en soit pas un pays que je recommanderai. Tous les vietnamiens rencontrés qui sont en contact avec les touristes ne pensent pas à ton bien être mais plus à ton porte monnaie. Ce n’est pas dans une très bon esprit. A côté de ça, lorsque nous étions perdus en scooter et que nous demandions notre chemin, les personnes n’hésitaient pas à appeler un proche pour nous aider. Il est donc intéressant d’essayer de sortir des sentiers battus pour pouvoir rencontrer des locaux désintéressés de ton portefeuille. Et le cliché des chapeaux de pailles, pointus… Ben c’est vrai. Bon nombre de vietnamiens en portent! Et ce n’est vraiment pas que pour les touristes.
 
Pour illuster notre ressenti, la dernière anecdote à frontière : le guide de l'agence récupère nos passeports avant argent du visa et documents dûments renseingés, pour les amener à la forntière afin d'y apposer le visa. Il nous explique qu'il va revenir et que le visa coûte en fait 22$ mais qu'il faut ajouter 1$ de plus pour le dessous de table des douaniers. Au final, on récupère bien nos passeports avec nos visas mais le guide a disparu et le visa coûte 20$... Voila une parfaite illustration de notre ressenti. Certe ce n'est pas une grosse somme pour nous touristes mais nous sommes tout de même plus d'une vingtaine. Voila une arnaque de plus...
 

Bonus video : l'apéro des crocodiles :



Publié à 13:07, le 14/04/2012, dans Vietnam, Mekong Delta
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Saïgon version historique

Les tunnels de Cu Chi
Je n’ai pas vu grand-chose de Saigon la première fois que je suis venu ici et je ne suis pas sûr d'en avoir vu beaucoup plus cette fois-ci. En même temps, c’est une grande ville et il faudrait plusieurs jours pour s’en faire une idée concrète mais les grandes villes de ce type aussi bruyantes ne m’inspirent pas du tout.
Cependant, il existe plusieurs centres d’intérêt dans et aux alentours, comme les tunnels de Cu Chi, vestiges de la guerre contre les américains. A priori rien ne laisse apparaître dans le coin que des affrontements très importants ont eu lieu. Et pourtant. En fait tout se passe sous terre. Plus de 30 ans pour construire des galeries souterraines. Des boyaux très étroits où l’on ne peut accéder qu’en étant accroupi ou allongé. Nous en visiterons un. Enfin visiter… nous en parcourons une petite partie dans celui restauré pour le tourisme et légèrement agrandi. Déjà là on se sent très à l’étroit alors je n’imagine pas à l’origine. On étouffe à l’intérieur. Il fait très chaud et surtout très très peu éclairé. Claustrophobes, s’abstenir! Nous ferons un peu plus d’une centaine de mètres pour sortir directement sous un abri qui servit de salle de réunion.
Il est aussi impressionnant de voir comment ils pouvaient vivre sous terre, les sorties et entrées d’air. Comment ils cuisinaient sous terre et laissaient échapper la fumée à l’extérieur. Ou encore tous les pièges créés à destination de «l’envahisseur» américain. Le «mal». La planque aussi! Très étroite. J’ai bien fait de perdre mes kilos superflus d’avant le voyage. Et pour la découvrir faut vraiment savoir où elle se trouve. Si un peu de terre et feuilles se trouvent dessus on peut marcher dessus sans sans apercevoir.

Le musée des souvenirs de guerre
Nous enchaînons ensuite avec le musée des souvenirs de guerre pour continuer avec le côté historique du Vietnam. Il est intéressant d'avoir la vision vietnamienne car depuis la France, nous n'avons qu'une version proposée au grand public, celle côté américain, il faut bien le reconnaître. Les photos exposées peuvent parfois être choquantes. Mais ce qui est plus intéressant, c'est de lire les commentaires de chaque photo, commentaires toujours hostiles à l'envahisseur américain. Il y a également beaucoup de photos sur les conséquences de l'utilisation des armes chimiques... Des photos dures, très dures montrant des enfants, femmes et hommes bonbardés de gaz notamment le gaz orange. L'horreur. Ou encore des photos montrant des cadavres, des tortures opérées par les américains. Il n'y a pas de comparaison possible mais cela m'a fait pensé aux photos publiées dernièrement dans la presse mondiale montrant les soldats américains en Afghanistan torturant et humiliant les prisonniers. L'histoire se répète, la mort prime...

En bonus la vidéo faite pas Claire et JB sur notre avanture souterraine :
 



Publié à 18:53, le 12/04/2012, dans Vietnam, Saïgon
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